Les promesses, faites par le Chef de l’Etat gabonais en fait depuis 2009 qu’il est au pouvoir, ne valent que pour ceux qui y croient. Mais nombreuses, pour la plupart essentielles parce qu’ayant un caractère social et donc très vital, parce qu’elles sont restées lettre morte, poussent une bonne frange de la population à déchanter. C’est-à-dire que tant que les personnes classées dans cette catégorie n’auront pas vu se concrétiser les mesures récemment prises pour soulager les plus vulnérables, Dieu seul sait combien le Gabon en compte dans sa très modeste population, elles n’auront que déception et amertume comme traits psychologiques.

Combien de fois n’ont-elles pas entendu sans qu’elles ne se réalisent ces promesses ? Doit-on enfin croire que le  Premier ministre jouant visiblement les figurants, comme veulent le faire passer ceux détiennent les cordons de la bourse, serat-il en mesure de traduire dans les faits les ambitions affichées par Ali Bongo Ondimba? En a-t- il les moyens ? Si oui, pourquoi ces incessants appels d’Ali Bongo Ondimba à l’équipe gouvernementale pour qu’elle se mette à l’ouvrage et s’investisse énormément dans la mise sur les rails de son projet  » l’Avenir en confiance ».

 

Julien Nkoghe Bekale qui succède à plusieurs autres chefs du Gouvernement, tous d’éminentes personnalités politiques, est il l’oiseau rare qu’on attendait ? on le pense! Mais comme on dit « , c’est au pied du mur qu’on juge le maçon ». À lui donc de le démontrer pour que ses compatriotes acquiescent. En quoi faisant?  Il s’agit globalement de rendre Ali Bongo Ondimba heureux, lui de qui émane la fameuse formule « je ne serais heureux que lorsque chaque Gabonais sera heureux ». Et pourtant ces Gabonais qui lui ont jusqu’ici fait confiance, n’ont toujours pas vu être érigés les 5 000 logements promis par an et donc les 35 000 tous les sept ans. Tout comme ils n’ont pas assisté à la transformation de Port Gentil en petit Dubaï. Le rêve trop beau pour devenir réalité au Gabon ! Le don de sa partie d’héritage est, lui aussi, toujours attendu. A l’allure où vont les choses, il serait illusoire de croire que cela se réalisera. Que dire du nouveau port et du nouvel aéroport qui, comme la baie des rois, ne sont encore qu’à l’étape de maquette ? Quand le Gabon intégrera t-il l’option bilingue avec l’usage de l’Anglais en plus du Français dans ses habitudes? Et quand verrat- il s’accomplir le vœu émis par le président gabonais d’arriver à offrir un métier à chaque jeune citoyen? Quel traitement attend- il réserver aux employés de la SOGATRA et d’AFRICA N1 pour mettre fin à leurs douleurs pour donner un sens à leur vie, eux, qui semblent être réduits à la mendicité et se considèrent par moments comme des parias dans une société d’abondance ainsi décrite par les Institutions et Organisations internationales chargées du classement des pays en fonction du poids de leur économie, même s’il faut noter que nombreux sont ceux où c’est plutôt la gouvernance tant décriée qui fait défaut.

Qu’en est-il des promesses faites par le gouvernement du retour de la compagnie aérienne Air Gabon  et de la subvention allouée à la presse devenue un triste ridicule, avec la situation des journalistes de plus en plus snobée. Si tant Ali Bongo veut des résultats,  qu’il  mette à la disposition du gouvernement des moyens conséquents pour concrétiser en acte son programme sur lequel il a été élu en 2016…

 

 

 

Facebook Comments