Après avoir appris qu’un agent de la police de l’air et frontières qui avait eu accès au dossier de voyage du premier cas positif au Gabon et a été, elle aussi contaminée au Covid-19, on avait cru que ses collègues auraient tiré les leçons de cet incident. Il n’en n’est rien ou presque rien, surtout pour la maréchaussée pour qui assurer les contrôles sur la voie publique réprésente en vérité des  » fonds communs » qui leur permettent d’arrondir, pour les plus « conscients », leur fin de mois. Seulement, voilà, le contact avec les usagers de la route, quoiqu’étant quelque chose de naturel, devrait pouvoir être reconfiguré, sachant qu’il constitue en ces temps de crise sanitaire un moyen sûr de propagation du virus. Loin de nous l’idée de nous substituer à leur hiérarchie, ce serait trop prétentieux, de quoi je me mêle, mais simplement revenir sur des consignes élémentaires à nos yeux qui veulent que policiers et gendarmes limitent au maximum les contacts avec les usagers de la route; ce d’autant plus qu’ils ne sont pas dotés de moyens de détection pouvant leur permettre de constater pour aviser qui de droit un probable cas.

Lorsqu’ils procèdent à des contrôles, ils doivent, ne serait- ce que pour leur sécurité avant que d’évoquer celle d’autrui, porter des gants qui ne représentent pas une assurance tous risques, manipuler avec délicatesse les dossiers des transporteus et des clients, se tenir à une distance raisonnable d’eux, et, au cas où le véhicule est climatisé, ne pas exiger que l’on descende les vitres, mais plutôt vérifier les identités et la validité des pièces afférentes à la conduite depuis leur position à l’extérieur. C’est, croyons- nous, une question de bon sens avant même que d’être une de prévention.
Nos braves policiers et gendarmes l’entendront- ils de cette oreille pour réaliser que les moments que nous traversons n’ont rien d’une période normale où toutes les largesses parce qu’admises peuvent passer? Ou bien s’entêteront- ils, comme ils en ont l’habitude, à se conduire comme des libertins qu’aucune situation, même grave, n’effraie? Faut- il qu’ils reçoivent une formation ad- hoc pour qu’enfin, ils se comportent de façon à ce qu’ils ne suscitent plus de récriminations chez les usagers dont ceux qui expriment ouvertement leur ras- le- bol, même s’ils ne voulaient pas en arriver là.

Amourh Cesard OC

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