Après avoir conquis un public de plus en plus nombreux au Gabon et même à l’étranger pour son traitement de l’actualité du pays, après avoir été régulièrement repris par certains grand médias internationaux comme Medi 1, Rfi et  Africainfo, dans leur revue de presse africaine, le site d’informations générales, Gaboneco.com est entré depuis septembre 2019, dans une faillite programmée par la gourmandise injustifiée de son administrateur directeur général, Edgar Yonkeu.

Les lecteurs auront certainement remarqué par eux-mêmes, la baisse continue de la fréquence des publications, qui ne se font plus qu’au gré des humeurs des journalistes. Lesquels  tirent le diable par la queue depuis plus de six mois, certains ayant même été chassés de leurs foyers par des bailleurs fatigués d’attendre le paiement impossible de leurs maisons. La vérité c’est que ces  pères et mères de familles ne sont plus en capacité de payer leurs loyers puisqu’étant sans salaires depuis fin septembre.       

Il faut noter que Gaboneco.com fait partie de la liste des médias subventionnés depuis une décennie par la présidence de la République, afin d’accompagner, d’amplifier la communication de cette institution. Si l’identité du vrai créateur du site reste imprécise en raison de l’opacité entretenue dans la gestion d’un média qui totalise plus de 15 ans d’existence aujourd’hui, on peut néanmoins remonter avec précision, les montants de la subvention reçue depuis 2009 jusqu’en juillet 2019 dernier. 

              Calculs               

Dans le détail, entre 2009 et 2017, le Camerounais, Edgar Yonkeu qui est également responsable du studio Direct Prod, percevait une subvention mensuelle de 9 millions de FCFA, soit 108 millions l’année. En 8 ans, il a perçu 864 millions de FCFA.  De 2017 à 2019, cette subvention a été revue à la baisse, passant de 9 à 6 millions, soit 144 millions entre ces deux années. Au total, l’homme aura perçu 1 milliard 8 millions de FCFA en 10 ans. Cependant, si on tient compte d’une masse salariale qui avoisine à peine 3 millions par mois, l’ADG ne dépensait qu’à peu près 36 millions par an sur les 108 qu’il percevait. Ce montant multiplié par 10 ans, donne une masse salariale de 360 millions, sur les 1 milliard 8 millions perçus sur la même décennie, soit un différentiel de 752 millions et dont on ignore jusqu’ici la destination.    

Une entreprise de voyou

A ce montant, il faut y ajouter les recettes générées par de nombreuses publicités onéreuses dont on ignore là aussi le montant et la trajectoire prise. Surtout que l’entreprise qui ne paie aucune charge (eau et électricité) occupe gracieusement les locaux d’un appartement appartenant à Patience Dabany, alors que les salaires des journalistes, eux ne tournent qu’autour de 150 mille FCFA depuis 5, 7 et même 10 ans pour certains. Au regard de tout ce bénéfice colossal, la question reste alors de savoir pourquoi les comptes du site sont vides. Mystère !    Tout cela, sans aucun contrat de travail et sans cotisations à la CNSS. Autre délit condamné par la loi, l’émission de chèques sans provision aux « employés ». Aujourd’hui confrontés aux ravages de cette gestion digne d’un délinquant, à l’heure où l’ »Opération Scorpion » fait rage, le personnel confronté à l’arrogance de l’ADG a décidé d’engager des procédures devant les institutions compétentes pour obtenir réparation, surtout qu’il ne lui a jamais été demandé d’arrêter officiellement le travail pour incapacité de paiement de l’entreprise, du moins ce qui tient lieu d’entreprise. Sauf que convoqué par l’inspection du travail pour un face à face le 3 mars 2020 avec le personnel, le tout puissant Edgard Yonkeu a décliné l’offre ostentatoirement, affirmant devant le personnel qu’il n’avait de compte à rendre qu’à la seule présidence de la République qui lui a coupé la subvention. Rendra-t-il compte pour l’argent du contribuable détourné, ou sera-t-il protégé par la présidence de la République qu’il brandit à souhait comme un bouclier? La présidence de la République va-t-elle fermer les yeux sur ce cas déjà au nom des affinités de l’ombre, ou va-t-elle s’aligner sur la volonté du président Ali Bongo qui prône l’impunité zéro pour ce genre de dossier ? Voilà autant de questions que se posent désormais les employés au regard de l’arrogance et du mépris affichés par le camerounais qui a toujours géré le site Gaboneco comme une épicerie. 

                          

      

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