A l’occasion de la cérémonie des voeux de nouvel ans au président du Rassemblement Pour la Patrie et la Modernité (RPM), qui a eu lieu à son siège au centre ville, le lundi 20 janvier 2020, le président Alexandre Barro Chambrier a tenu un discours assez direct envers ses militants et sympathisants. Celui de changer le sommet de l’État qui est dans l’incapacité à faire respecter ou à justifier aprioris l’utilisation des sources d’emprunt pour des affectations prévues.

Ce pendant, le pouvoir préfère privilégier les intérêts de certains groupes du fait des relations incestueuses avec le monde des affaires au détriment des intérêts nationaux en matière d’infrastructures  aéroportuaires, portuaires, routières, énergétiques, sanitaires, éducatives, forestières et agricoles. Ce sont là des facteurs qui bloquent le développement du Gabon. Ils sont appelés des éléments redibitoires pour le vivre ensemble, le progrès économique et social et la cohésion nationale.

Et là s’ajoute l’absence de mécanismes de contrôle et d’évaluation systématique, de garde-fous dans la gestion de l’État et des entreprises publiques. Il résulte de cet état de faits , une incapacité d’avoir des priorités claires dans l’exécution du budget de l’État ou l’investissement productif est réduit à la portion concru.

 » Les taux d’exécution de ces différents budgets sont depuis plusieurs années de plus en plus faible au profit des dépenses de prestiges ou parfois illégales. La plus Illustrative est la volonté de faire financer le siège du PDG dans une province par le budget de l’État » a déclaré Alexandre Barro Chambrier.

 » Le problème n’est plus de changer le premier ministre, le problème est de changer le sommet, changer la tête, c’est ça qui doit concentrer notre énergie et notre action » a-t-il martelé

Entant que spécialiste en économique, Alexandre Barro Chambrier a évoqué des questions liées à l’ économie du pays dont L’endettement de l’État qui s’aggrave à un rythme vertigineux. « On emprunte, on définit les points d’applications des besoins, l’Assemblée Nationale vote. Malheureusement cet argent est souvent embarqué dans des voies qui n’ont rien avoir avec ceux qui étaient envisagés initialement.

Le RPM dénonce l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre des réformes structurelles en rapport avec l’environnement d’où le classement en bas du tableau de notre pays dans le cadre de doing bizness pour la tractivité des investissements privées.

 » Il n’y a pas d’espoir qui puisse venir de ce côté qui a déjà montrer ses limites et qui chaque jour qui passe handicape notre pays, handicape notre peuple et nous conduisent dans les fonds » a souligné le président du RPM.

En outre le RPM appel, a une plus large prise de conscience des maux qui pèsent sur la nation et les risques d’un effondrement et d’une explosion sociale.

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