S’il est des Départements ministériels qui ont vu défiler du monde, celui de la Communication est loin d’être en reste, lui, qui a compté depuis 2009 une multitude de titulaires qui n’ont peut- être pas tous failli à leur mission, mais dont le temps a constitué, comme dirait l’autre, « le pire ennemi ». Ce peut ne pas être le cas d’Edgard- Anicet Mboumbou Miyakou, qui vient de se voir porté à la tête d’un ministère sensible où tous les jours que Dieu fait ne se ressemblent pas et donnent chacun l’air d’un nouveau challenge tellement les réalités qui jonchent le parcours de ses responsables sont parsemés d’embûches.

Histoire de dire qu’autant, il est vrai que le président de la République qui lui a renouvelé sa confiance en le nommant à ce poste prestigieux quoiqu’exigeant, a fait preuve de reconnaissance au vu des états de service de ce grand commis de l’État, autant ce dernier promet eu égard aux prestations qui ont été les siennes dans les précédents départements ministériels où il n’a pas démérité, bien au contraire, instruisant et accompagnant des réformes d’importance. A son arrivée à la justice et l’intérieur en effet, nombre de Gabonais en étaient à dénoncer le comportement d’agents de l’État en service dans les deux départements. Il était donc de la responsabilité d’Edgard- Anicet Mboumbou Miyakou de d’abord sensibiliser ces derniers avant d’ensuite se plier à l’obligation de procéder aux réformes structurelles qui s’imposaient aux différents départements pour qu’ils donnent au moins l’air d’avoir connu une cure de jouvence. Cela n’a pas été, pouvons- nous affirmer, un échec puisque même les redoutables mouvements sociaux sans cesse observés ont, semble- t- il, été étouffés dans l’œuf, signe que l’implication personnelle du ministre s’en est ressentie. 

C’est d’ailleurs avec profond regret que les agents des ministères qu’il a quittés, il y a seulement quelques lunes, l’ont vu les quittés alors qu’ils s’étaient déjà habitué à sa méthode de travail et de commandement. Ne reconnaissent- ils pas en lui un manager hors- pair ? Ce qu’attendent aujourd’hui de lui, les agents du ministère de la Communication qui se réfèrent pour la plupart à ses prédécesseurs pour logiquement émettre des réserves sur l’action du nouvel arrivant, même s’il faut reconnaître qu’il est en zone connue, lui- même étant depuis longtemps, de par sa formation et ses habitudes, lié étroitement aux problèmes de la communication. C’est ici qu’il peut être permis d’avancer qu’Edgard- Anicet Mboumbou Miyakou n’a donc pas droit à l’erreur, mais on le sait entourer d’hommes du sérail compétents pour l’aider à faire oublier, s’il en était question, ceux qui avant lui ont pris les responsabilités de ce département sur la table duquel l’attendent une multitude de dossiers non encore traités au pire des cas ou au meilleur des cas, en voie de traitement au nombre desquels celui d’Africa N°I dont les structures sont devenues toutes obsolètes sans que personne ne crie gare et les agents, plus qu’impatients, sont dans l’attente de la conclusion d’un départ négocié qui est du ressort de l’État, l’un des deux actionnaires majoritaires sur qui repose en grande partie la régularisation de leur condition qui retarde jusqu’ici leur redéploiement effectif. 

Nous osons croire que l’arrivée de quelqu’un qui s’est partout où il est passé distingué par ses qualités de service et son opiniâtreté, sera la plus bénéfique possible, afin que la marque Edgard- Anicet Mboumbou Miyakou fasse, pourquoi pas école, ce d’autant plus que tel est l’objectif du président de la République, son Excellence Ali Bongo Ondimba, lorsqu’il a décidé de remanier son gouvernement, promettant d’apporter aux Gabonais, ses compatriotes, plus de garanties dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Nous savons les difficultés qui l’attendent, certaines pesanteurs pouvant être expressément entretenues par nombre de ses collaborateurs pour des raisons strictement individuelles, parmi lesquels ceux ayant déjà contribué à saper l’action de ses prédécesseurs et qui caressent pour certains des idéaux inavoués, alors qu’il est, comme partout ailleurs, ici question de travailler dans le sens d’une meilleure efficacité du service public. Ce qui nous pousse interpeller l’autorité ministérielle sur l’intérêt qu’elle a à ne pas se laisser distraire, mais plutôt à écouter sa raison qui lui a toujours commandé de se mettre au service de l’Etat, rien que de l’Etat. Nous sommes convaincus qu’à la Communication tout comme avant à la Justice et l’Intérieur, Edgard- Anicet Mboumbou Miyakou saura mettre à nouveau son génie, son altruisme et son patriotisme au service de l’intérêt général. 

 

    Vinga Paul m’Ayoulou

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