L’entreprise Olam, à travers sa filiale Olam Palm Gabon, vient de se voir attribuer un prix d’Excellence pour la Conservation par la Roundtable for Sustainable Palm Oil (RSPO), organisme qui s’occupe de la certification d’une huile de palme « durable ».

Le prix vient récompenser le modèle de développement que propose Olam au Gabon, à savoir un équilibre entre surface de production et surface de conservation. Plus de 72 000 hectares des terres attribuées à la géante singapourienne ont ainsi été mis en défend pour leurs valeurs sociales ou environnementales (autrement connues sous le terme de zones à Hautes Valeurs de Conservation – HVC), soit plus de 50% de la surface totale de ses concessions. 

Olam Palm Gabon est devenu le premier producteur africain d’huile certifiée, mais ne pèse seulement qu’un peu plus de 2% des 4 millions d’hectares certifiés par RSPO dans le monde. Un petit Poucet qui néanmoins contribue à près de 30% de la surface totale d’écosystèmes protégés par ce label, ce qui semble avoir séduit le juré de ce prix. 

« Cette reconnaissance est importante pour nous, elle salue plusieurs années d’effort pour construire un modèle de développement différent. C’est aussi et surtout une belle récompense pour la grande équipe de gabonais et gabonaises investie au quotidien dans la bonne gestion de ces espaces », nous dit Quentin Meunier, directeur Environnement et Développement Durable à Olam, qui coordonne le programme de conservation du groupe au Gabon. « Mais il reste du travail pour garantir la conservation sur le long terme de ces zones. Nous devons continuer à développer des modèles qui à la fois bénéficient aux communautés et répondent aux besoins de conservation », rappelle-t-il. 

Le Gabon abrite une riche biodiversité, et il semble que de nombreux gabonais y soient sensibles. Près d’une centaine de personnes travaille dans le département Environnement et Développement Durable des plantations au Gabon, un déploiement sans précédent, et nous l’espérons à la hauteur des enjeux de protection de nos ressources naturelles. « C’est un travail qui devient rapidement une passion ! pouvoir à la fois protéger nos forêts et proposer des emplois est je pense une bonne solution durable pour mon pays dans un contexte ou préserver les ressources naturelles et rechercher le développement économique et social est un véritable challenge pour la plupart des pays africains.» confirme Georges Boussougou, qui fut assistant en charge des zones de conservation de la plantation d’Awala/Kango avant de devenir Manager RSE pour cette concession.

Mais la conservation n’est pas toujours perçue comme une solution pour les communautés locales, qui y voient dans certains cas un frein à l’utilisation libre des ressources naturelles. Il est nécessaire de trouver un équilibre juste qui permette un impact positif à la fois sur les populations et sur les écosystèmes. « Nous devons patrouiller nos zones de conservation pour garantir qu’il n’y ait pas d’activités illégales, comme le braconnage ou la coupe illégale de bois. Nous ne sommes pas toujours compris, mais je remarque depuis 4 ans que je suis avec Olam à Mouila de nombreux progrès. Nous devons continuer à sensibiliser les populations, pour qu’ils comprennent l’intérêt de protéger la faune sensible », précise Igor Boussougou, Manager RSE spécialisé dans la conservation des zones à hautes valeurs de conservation.

Certainement pas facile à faire comprendre, lorsque nous connaissons les problèmes récurrents des conflits Hommes-Eléphants qui font irruptions dans tous les débats. Peut-être que ce modèle proposé par Olam, qui reçoit aujourd’hui ce prestigieux prix international, constitue une partie de la solution.

 

Figure 1: Le développement d’Olam Palm Gabon applique une approche paysagère qui permet la conservation des zones dites à haute valeur de conservation, sociales et environnementales, ici un corridor forestier au sein d’une savane.

 

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