Le Syndicat des Enseignants de l’Education Nationale (SEENA), membre de la CONASYSED a tenu ce mercredi 04 décembre 2019, un point de presse relatif à la situation de plus en plus précaire et sinistre de l’école gabonaise.

Le secrétaire général du SEENA, Louis Patrick Mombo a évoqué la descente aux enfers de l’école gabonaise si et seulement si le gouvernement ne se resaisissait pas dans les délais.

Aussi, en d’épi des sacrifices des enseignants à travailler dans des conditions pitoyables et avec des effectifs pléthoriques, le gouvernement va trouver un moyen d’asphixer les enseignants, d’ou la surexploitation et l’esclavagisation de ces derniers par le gouvernement qui a décidé d’augmenter le quota horaire de chaque enseignant en violation des dispositions de l’article 118 de la recommandation OIT/UNESCO de 1966 concernant la condition du personnel enseignant sur la durée du travail.

 » Lorsqu’un règlement fixe un maximum d’heures de cours,  un enseignant dont le service régulier excède ce maximum devrait recevoir une rémunération supplémentaire selon un barème approuvé », a rajouté Louis Patrick Mombo.

Selon le secrétaire général du SEENA, l’article 89; le nombre d’heures de travail demandé aux enseignants, par jour et par semaine, devrait être fixé en consultation avec les organisations d’enseignements. Et l’article 90; en fixant les heures de cours, il faudrait tenir compte de tous les facteurs qui déterminent la somme de travail que les enseignants ont à fournir.

La liste des problèmes auxquels l’école gabonaise fait face n’est pas exhaustive.

Le SEENA exige du gouvernement à apporter immédiatement des solutions idoines et pérennes aux problèmes connus depuis plusieurs années afin de préserver un climat serein quant au déroulement de l’année scolaire en cours.

Enfin, le SEENA entreprendra très prochainement une tournée inter-établissements dans tout le Gabon et demande à ses membres de rester mobilisés.

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