La criminalité environnementale
représente aujourd’hui non seulement un véritable fléau pour la
protection et la préservation de l’environnement dans le monde, en
Afrique et singulièrement au Gabon, mais surtout une réelle menace
pour la sécurité des Etats voire pour les modes et conditions de vie des
populations.
Aussi, la République Gabonaise a-t-elle défini des orientations et pris des
mesures susceptibles d’améliorer les capacités opérationnelles de lutte
contre le braconnage sur son territoire, surtout au niveau de ses treize
(13) parcs nationaux. Il s’agit notamment des mesures de protection des
espèces rares, comme les éléphants de forêt, dont le Gabon abrite plus
de la moitié du Continent.
Il est toutefois à déplorer une intensification de la criminalité contre les
espèces sauvages et une violence sans précédent perpétrée par les
braconniers et trafiquants des espèces sauvages et de leurs produits,
notamment les défenses d’éléphant, les cornes de rhinocéros, les écailles
de pangolin et les peaux de panthères, qui opèrent dans les espaces
protégés. En effet, appuyés par des organisations criminelles, ces
braconniers et trafiquants sont suréquipés, voire surarmés et n’hésitent
pas à user d’une violence extrême à l’encontre des gardes forestiers.
Ils sont également impliqués dans l’orpaillage illicite, le trafic de
stupéfiants, voire d’êtres humains. Actuellement, il y a de fortes

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