S’il est des critères qui président au choix ou à l’élection d’un responsable politique, la moralité et la compétence en sont les primordiales. Est-on sûr que les deux qualités sont réunies chez Nicole Assélé qui ne s’est donnée, peut-on dire, que la peine de naître pour hériter de la direction du Cercle de Libéraux Réformateurs (CLR), formation politique créée par son père, le général à la retraite, Jean- Boniface Assélé ? 
Nombreux répondront au vu du parcours de cette dernière que non ! Pourquoi alors son père s’est- il entêté à lui confier une machine aussi lourde que le CLR, fut- il en fin de règne ? Certes, il est de notoriété dans notre pays que les partis politiques ont une allure familiale bien que la multitude de leurs adhérents qui y atterrissent parfois sinon souvent comme un cheveu dans la soupe ou parce qu’ils recherchent une toute petite place au soleil bien plus que pour autre chose, mais de là à instituer des règles monarchiques, même quand celui sur qui l’on jette son dévolu ne réunit pas les critères exigés, est de nature à révolter.
 Nicole Assélé est arrivée à la tête du Cercle des Libéraux Réformateurs à saute- mouton à l’issue du 25ème anniversaire du parti certainement pour lui donner une certaine carapace après qu’elle ait été plumée par les plus hautes autorités de l’État qui condamnaient visiblement son indélicatesse. Car comment expliquer qu’elle ait été évincée du poste de Directeur général de la Société d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP) juste après qu’elle y ait été nommée, alors qu’elle venait de quitter avec fracas la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) où elle s’est illustrée par son arrogance et son goût du luxe et du lucre ? Normal lorsque l’on est dans la logique de son père qu’il lui ait offert ce strapontin, encore faut- il qu’il en soit un, pour peut- être lui permettre de rebondir comme ont réussi à le faire bon nombre dans le pays. Mais la question que l’on peut à juste titre se poser est celle de savoir s’il lui sera facile de retrouver ses marques quand on sait qu’elle ne compte pas des ennemis qu’au sein du Parti démocratique gabonais (PDG) avec lequel le CLR a depuis tissé des liens, mais aussi au sein dudit parti, surtout après que de nombreux militants et non des moindres aient condamné le choix porté sur elle par son père pour lui succéder. Nicole Assélé qui s’était déjà illustré par des comportements blâmables en traitant son père de « sénile » et en allant saccager la radio « Génération nouvelle » après que le « sénile » y soit intervenu pour tenir des propos à l’encontre des autorités du pays auxquelles elle était redevable. C’est elle, Nicole Assélé, qui aujourd’hui rue dans les brancards, traitant de tous les noms d’oiseau le pouvoir et les Pédégistes dont elle ne comprend plus ce qu’elle qualifie de dérive. On le voit, ce qui préoccupe le plus Nicole Assélé ce sont ses intérêts personnels et non le bien de la communauté, ce pourquoi elle s’est toujours illustré par des agissements égoïstes et parfois dénué de sens comme ceux qui lui ont valu son débarquement de la CNSS au plus fort d’un bras de fer avec les retraités fiers aujourd’hui d’avoir eu sa peau. Ce qui est sûr, c’est qu’elle sèmera au sein du parti la même zizanie que celle qu’elle avait savamment installée à la Caisse, donnant l’impression qu’elle travaillait à lui donner fière allure pour assurer des lendemains meilleures aux cotisants qu’elle prenait pour des dupes, n’eut été leur bravoure et leur opiniâtreté. Le CLR, fonds de commerce des Assélé, sera confondue à son épicerie puisqu’elle a la propension à dépenser sans compter, on se demande à quoi serviront les comptables et gestionnaires de la formation politique qu’elle écrasera à coups sûrs. Nicole Assélé pourra- t- elle faire éviter au parti l’hémorragie qui se dessine ? Pas si sûr car elle n’a ni l’aura, ni le doigté de son père qui a péché par nombrilisme et devrait se préparer à le regretter surtout lorsque l’on sait les autres chapelles, fussent- elles toutes de la majorité, en train de faire des pieds et des mains pour davantage se rapprocher du pouvoir et écarter le plus loin possible les autres. Nicole Assélé devrait- elle pour longtemps encore échapper à l’opération d’assainissement des mœurs publics dénommée « Mamba », elle, qui a géré d’importantes institutions et s’est à ce qui se dit insolemment enrichi ? Ce qu’il est sûr d’avancer, c’est qu’elle aura moult difficultés à fédérer et ne constituera pas pour cela un allié de taille pour le pouvoir qui pourrait à la longue s’en séparer, convaincu qu’il sera de ne pas pouvoir compter sur lui dans les batailles futures qui s’annoncent plus rudes que celles auxquelles il a eu à faire face par le passé. Et l’on criera à l’erreur de casting qui ne sera plus jamais corrigée étant donné l’allure qu’aura prise le CLR qui ressemblera beaucoup plus à un parti familial qu’a autre chose. 
   Vinga Paul m’Ayoulou
        

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