Port-Gentil, le 18 septembre 2019 (Gaboninfos) -plusieurs organisations syndicales représentées à Port Gentil, ont demandé mardi au gouvernement des véritables discussions avant la mise sur pied du nouveau code du travail. Elles estiment que tel que présenté, le gouvernement cherche à imposer aux travailleurs gabonais un code du travail façonné à la mesure des employeurs et qui lèse considérablement les travailleurs.

 » Nous sommes en face d’un  gouvernement qui veut esclavagiser les travailleurs, c’est comme s’il y avait une sorte de l’esclavagisme moderne qui se fait dans le monde du travail ou les gouvernants sont des contremaîtres de la colonisation, on n’a comme  l’impression de repartir en arrière où les travailleurs étaient maltraités sous le joug de  l’esclavage. Remettre en cause les droits substantiels des travailleurs, c’est tuer le travailleur gabonais, c’est nuire aux travailleurs gabonais, et ça nous ne sommes pas prêts d’accepter ce code du travail passe », à estimé un  leader syndical.C’est

 au cours d’une réunion avec représentants des syndicats présents dans la province de L’Ogooué Maritime que Sylvain Mayabinet, secrétaire général adjoint de l’organisation des employés du pétrole (Onep) a restitué les travaux sur le nouveau code du travail entre le gouvernement, le patronat et les employeurs.

 « Nous avons organisé une session de restitution des travaux sur le nouveau code du travail tenu à Libreville du 19 au 26 août.  Nous avons réuni les bureaux des organisations syndicales présentes dans l’Ogooué Maritime. Tous les syndicats ici,  représentés sont venus nous écouter parce que, après eux et  avec eux, nous invitons tous les délégués du personnel et syndicaux de toutes les entreprises présentes à Port-Gentil pour une autre session de restitution dès jeudi ». 

Il est revenu sur les travaux tenus à Libreville le mois d’août 2019.

 »  Il s’est agi du projet du du nouveau code du travail. Nous étions en discussion à Libreville avec le gouvernement et le patronat, nous avons donc discuté sur le futur code du travail. Il y a eu plusieurs codes proposés par le gouvernement, le patronat et les travailleurs. Malheureusement, nous sommes sortis de là sans consensus. Le gouvernement a recueilli nos propositions. Nous sommes venus rendre compte du contexte, du contenu des propositions des travailleurs, et des questions assez dangereuses et assez graves qui sont contenu dans ces projets. Nous sommes aussi venus dire que nous avons fait des propositions et que nous n’avons aucune garantie qu’elles seront prises en compte par le gouvernement. Il n’y a pas eu des discussions. Le patronat a travaillé de son côté, les employés de leur côté. Nous avons fait des propositions que nous avons transmis chacun au gouvernement. Le danger de cette façon de travailler, de cet aprochec’est  que nous n’avons pas la certitude que nos propositions passeront. Nous avons dit au gouvernement qu’il y ait une séance plénière patronat, employés et gouvernement pour sortir une mouture consensuelle du nouveau code du travail, qui fait que lorsque le gouvernement va transmettre le projet de loi au parlement et CESE, les travailleurs aient la certitude que leurs attentes ont été prises en compte par le gouvernement. Mais si le gouvernement fait une simple synthèse de ces propositions, rien ne garantit que nos attentes seront prises en compte, c’est la grosse interrogation qui suscite l’ire des travailleurs ».

Un des leaders présent à ces travaux pense que ce nouveau texte est est une forme d’esclavage des temps modernes

« Nous sommes en face d’un  gouvernement qui veut esclavagiser les travailleurs, c’est comme s’il y avait une sorte de l’esclavagisme moderne qui se fait dans le monde du travail ou les gouvernants sont des contremaîtres de la colonisation, on n’a comme  l’impression de repartir en arrière ou les travailleurs étaient maltraité sous le joug de  l’esclavage. Remettre en cause les droits substantiels des travailleurs, c’est tuer le travailleur gabonais, c’est nuire aux travailleurs gabonais, et ça nous ne sommes pas prêts d’accepter ce code du travail-là passe », s’est insurgé un autre leader syndical, secrétaire provincial de la CGSL Port Gentil.

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