Coutumier d’injures faciles tel un commerçant de la plume encagoulé dans une posture usurpée de journaliste, Jonas Moulenda, dont le professionnalisme d’antan à viré en pourfendeur de bas étages, c’est une énième fois et une fois de trop, essayé à un exercice qui lui sied bien, celui de déverser la calomnie sur tout ce qui bouge, avec pour entre autre cible, le ministre d’Etat en charge de la justice et de l’intérieur, sieur Edgard Anicet Mboumbou Miyakou.

Sans avoir jeté préalablement un coup d’œil sur la loi organique du ministère de la justice, dont les dispositions qui y sont contenues encadrent le rayon d’influence de la tutelle, sur le fonctionnement ordinaire de notre système judiciaire, et partant, sur les hommes et femmes chargés de l’animer, sieur Moulenda, qui se découvre les qualités d’injurier national, s’est complaint, tel des personnes qui écument la lisière de la raison, d’hâtivement qualifier d’anti loi, la décision de suspension du premier président de la Cour d’appel de justice, sans présenter d’éléments opposables à ces élucubrations, visiblement fondées sur l’émotion primaire.
Le débat de la raison commande à avancer sur ce terrain, argument contre argument, en faisant abstraction de nos états d’âme. Seule la loi organique du département de tutelle, sur laquelle le Secrétaire général, et non le ministre d’Etat, comme s’y méprend Moulenda, qui motive cette décision, devrait être le bréviaire de ceux qui sont à la recherche effrénée d’éléments opposables.
A lire entre les lignes, la prééminence de la Cour de cassation sur la cour d’appel, comme d’ailleurs la cour d’appel judiciaire à une sorte de prééminence sur les décisions prises en première instance, guide cette décision qui souffre, et c’est normal, d’interprétations diverses du fait de son caractère inédit.
En tentant de nous rapprocher du ministre d’Etat, criblé d’injures faciles par notre péroreur national, ce dernier s’est résout à simplement excuser le déficit d’éducation de son donneur de leçon en carton, dont la trajectoire est jalonnée de faits blâmables, dont il nous a préféré nous faire l’économie, par décence. « Je ne m’autorise pas à descendre aussi bas » s’est-il exprimé en substance. Le son de cloche n’a pas varié, chez l’auteur du brulot qui enflamme les réseaux sociaux, pour faire allusion au Secrétaire général du ministère de la justice, visiblement serein d’avoir fondé sa décision sur les textes de loi.
Conseil à Moulenda de se procureur comme livre de poche ou de chevet, le droit pour les nuls, à défaut de se taire à jamais sur ce dossier purement technique.

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