Libreville, Un  litige financier oppose actuellement la société de distribution du Gabon (Sodigab-Mbolo) à la société civile immobilière (SCI) Les neuf provinces. La Sodigab se serait donc fait délester d’une bagatelle la somme de 163 778 349 francs, dont 133 362 372 francs sur son compte de BGFI et 30 415 977 sur celui d’Orabank. Des saisies qu’elle estime tout à fait injustifiées.
Un litige oppose actuellement  la société de distribution ‘’Sodigab-Mbolo’’ et la société civile immobilière ‘’les neufs provinces’’, Celles-ci trouveraient donc leur origine dans une décision du tribunal administratif du 18 juillet 2018, par laquelle la Mairie de Libreville a été condamnée à payer à la SCI ‘’les neuf provinces’’ la somme de 96 285 200 francs. Elle aurait donc par la suite octroyé à la Sodigab le titre de débiteur, ce que cette dernière ne reconnaît pas. “ « La Sodigab ne détient dans ses livres aucun avoir appartenant à la Mairie de Libreville et n’a aucune relation d’affaires avec elle », a longuement expliqué la Direction générale de la Sodigab.
A en croire les responsables de la Sodigab, ‘’au regard de la loi ne peut être tiers dans cette affaire. Celle-ci pose donc deux conditions cumulatives : être en relation d’affaire avec le débiteur principal, en l’occurrence la Mairie de Libreville. D’autres part, détenir des fonds pour le compte dudit débiteur principal. Or, il est clair que ces deux conditions sont inexistantes. Donc, la Sodigab n’est pas redevable à la Mairie de Libreville’’.
Mais contre toute attente, la SCI les neuf provinces aurait le juge de l’urgence en paiement des causes de la saisie pour déclaration tardive de la part de la Sodigab. Toute choses qui parait comme un acharnement vu que l’huissier instrumentaire de la partie demanderesse avait bel et bien été informé de la non reconnaissance du statut de débiteur de la Sodigab, ce dans les délais légaux, c’est-à-dire 5 jours ouvrés, à compter du lendemain de la notification qui renvoie donc à la période du 19 au 26 décembre 2018. Mais, le 24 et le 25 décembre étant déclarés chômés payés récupérables par un communiqué officiel du gouvernement et que le 22 et le 23 du même mois étant un weekend, donc non ouvré, la SCI les neuf provinces s’en est servie pour spolier la Sodigab, alors que dans le fond, il n’existe aucun élément susceptible de justifier la condamnation dont elle fait actuellement l’objet.
Devant la Cour d’appel de Libreville, la décision de la juridiction du premier degré est infirmée suite à une procédure introduite à cet effet, ce d’autant que la SCI les neuf provinces selon la Sodigab, ‘’aurait  avoué elle-même la nullité de son acte de saisie attribution’’. N’ayant donc pas pu atteindre son but, elle aurait procédé immédiatement à une seconde saisie sur les comptes de la Sodigab, sur le fondement de la même ordonnance. Une procédure de contestation contre ladite saisie n’a extraordinairement pas prospéré auprès du juge des référés. Ainsi, le Groupe qui emploie près de 500 gabonais, acteur économique de notoriété. Il n’est plus en mesure de faire face à certains de ses engagements, sans présager des tensions sociales qui découleraient de l’austérité imposée au personnel.
Cette affaire qui est vue comme un acharnement, une conspiration et dont la source serait une décision du Tribunal Administratif infirmée. La justice serait-elle complice de cette spoliation? Selon les responsables de la Sodigab, ‘’il relève que c’est le même juge qui aurait condamné par deux fois à deux dates différentes la Sodigab’’. Si oui dans quel but ? Des interrogations qui animent actuellement la direction générale de ladite entreprise. Le regard est désormais tourné vers les hautes autorités de bien vouloir intervenir en donnant toutes les conséquences de droit au plan administratif à cette affaire inique.
Source: Newsafricaine

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