Après l’interdition d’exploitation de certaines essences,   la réaction des petits exploitants forestiers ne s’est pas fait attendre.Emmanuel Nzue,  le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises et Industries (CGPMEI) a tenu donner son point de vue sur les récentes mesures prises par le ministère de la Forêt et de l’environnement concernant l’avenir de l’exploitation du Kevazingo au Gabon en relation avec les différents scandales de ces dernières semaines dans le secteur. Pour le président de la CGPMEI, il y a confusion et un déni de vérité dans les pratiques de l’administration.
« La survenue des différents scandales dans l’exploitation du Kevazingo ces dernières semaines est la conséquence des mesures violentes et sans concertation qui ont été prises il y a plus d’un an. Il faut pour comprendre l’origine les contours de ce problème analysé le lien de cause à effet. Les acandales récents ne sont que les effets conséquents des causes liées aux mesures brusques et violentes prises en mars 2018 à travers le décret 99. Qui a interdit sans mesure d’accompagnement l’exportation du Kevazingo. C’est cette manière de faire qui ternie l’image du Gabon. Comment concevoir que les ressortissants d’une des économies les plus puissantes au monde, en l’occurrence la Chine, investissent leurs argent dans notre pays dans un secteur d’activité avec des commandes fermes à l’international, et que du jour au lendemain, ils ne soient plus capable d’honorer leurs engagements ? Ce qui ternie l’image de notre pays, c’est le fait que partout ailleurs, même notre chère mère patrie la France déroule le Tapie rouge à la Chine économique et que nous au Gabon, pour peu qu’un opérateur économique Chinois commette un acte répréhensible, c’est une communauté économique qui est frustrée dans leurs investissements. Au point que les usines commencent à fermer les unes après les autres, les salaires sont difficilement payés à cause des commandes qui sont bloquées. » Les petits exploitants regroupés au sein de la CGPMEI ne comprennent pas le double langage du Gouvernement qui a travers la récente interview du premier ministre accordé à la presse recommande un dialogue franc avec toutes les forces vives de la nation et pendant ce temps au ministère de la Forêt et de la environnement il n’existe pas un cadre d’échange avec les partenaires économiques pour débattre des questions brûlante. « Nous ne nous opposons à l’arrêt définitif d’exploitation du Kevazingo. Mais nous tenons relever un certains nombre de préoccupations. Que deviennent nos investissements et ceux de nos partenaires, et pour quoi le ministère ferme les yeux sur les difficultés que nous connaissons depuis l’interruption de nos activités. Aujourd’hui c’est le Kevazingo qui cause problème, hier c’était le Moabi, demain ce sera qu’elle essence qui connaîtra le même sort. À quand finalement l’arrêt définitif de l’exploitation forestière au Gabon avec en prime l’expulsion anticipée des nationaux dans le secteur. »
« Nous les compatriotes du Ministre d’Etat en charge de la Forêt, nous condamné à la mendicité depuis trois mois pour nourrir nos famille, nos enfants ne vont plus à l’école, nous sommes expulsé de nos maisons comme des malpropres. Pendant ce temps, l’administration des Eaux et forets nous doit des bois que nous avons déjà payé. Ces bois sont entrain de se gaspiller dans les parcs. Nos engins sont immobilisé sans aucune ressource pour les déplacer. Voilà les conséquences des pratiques administratives qui ternissent l’image de notre pays à l’international créé l’insécurité économique nationale. »

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